Dessine-moi la haine, l’amour, l’anarchie et la paix

L’histoire humaine est pleine de symboles graphiques. Des peintures des cavernes aux logos modernes, en passant par les hiéroglyphes égyptiens, les blasons du Moyen-Âge et les maudits tags sur les murs des écoles, tout ou presque se barbouille ou se dessine. Une sorte de méta-écriture bien vivante qui transcende souvent les langues et tend vers l’universel.

Mais qu’est-ce qui transforme un gribouillage en symbole, au juste? Quel chemin doit prendre un graffiti pour être universellement reconnu?

Vous vous en doutez : il n’y a pas de recette, mais une longue suite de hasards.

Prenons quatre symboles parmi les plus connus. Et, puisque j’écris ces lignes un 14 février, commençons par l’amour…

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Le brutal retour du brutalisme

Habitat 67 + Cybertruck + URSS + Twitch = monde de brutes

Il était une fois un style audacieux et radical, né dans l’architecture de l’après-guerre. Il privilégiait sans complexes les matériaux bruts, l’exhibition de l’infrastructure technique et la rupture avec le passé.

Ses premiers promoteurs furent les Britanniques Peter et Alison Smithson, mais ses deux plus grands noms sont des stars : Le Corbusier et Mies van der Rohe.

Ce style, c’est le BRUTALISME, et Montréal en est l’écrin. Pensez à Habitat 67, à la moitié des pavillons de l’Expo, et à ces grosses bâtisses anguleuses qui vous font de l’ombre.

Le mot «brutalisme» n’est ni une insulte ni du sarcasme. Curieusement, il ne vient pas de «brutal», comme dans «coup de pelle dans la face», mais de l’aspect «brut» des matériaux comme le béton et l’acier.

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Couple fusionnel ET heureux

Cette fois. je vais perdre le peu de mystère qui me restait. Urbania, par la plume bienveillante de Rose-Aimée Automne T Morin (oui, c’est une seule personne), vient de publier un portrait du couple apparemment atypique que je forme avec Mireille. Scoop : nous ne sommes pas «tendance».

«On a tenté de découvrir le secret de ce couple TRÈS uni.

Ils sont ensemble depuis 17 ans. Ils travaillent tous les deux à la maison, et ce, dans le même bureau. Ils pratiquent tous leurs loisirs ensemble, ainsi que leurs voyages. Elle lui coupe les cheveux, en plus d’être sa nutritionniste et sa coach de sport. Il s’occupe de la masser quand elle souffre de tensions musculaires. Même pas besoin de consulter des experts pour être bien! À deux, ils forment un couple autosuffisant. Pourtant, ils sont libres et sains. De quoi faire mentir les préjugés entretenus envers les couples inséparables.

Portait de Mireille Gravel et Olivier Bruel, deux professionnels de la communication qui, du haut de leur début cinquantaine, semblent vivre le parfait amour fusionnel.

« LE 15 FÉVRIER 2003, ON N’A PAS RÉUSSI À ARRÊTER LA GUERRE, MAIS BON… »

À défaut d’empêcher un conflit international, Olivier et Mireille ont trouvé l’amour lors d’une manifestation contre la guerre en Irak. Ce rassemblement était le théâtre de leur première date officielle, mais déjà, ils savaient qu’ils partageaient plusieurs intérêts (au-delà de la politique).

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Les 10 logos les plus riches du monde

Sous ces logos se cache le vrai pouvoir : celui des bidous !

C’est bien beau de vivre de l’air du temps, mais il faut parfois regarder la réalité en face. Nous vivons dans un capitalisme de plus en plus sauvage où le seul pouvoir qui compte vraiment, c’est l’argent.

Jetons un coup d’œil aux logos des dix entreprises internationales les plus profitables de l’année écoulée, histoire de répondre à deux questions fondamentales : Qui nous mène? et Ces multinationales ont-elles judicieusement investi dans leur image de marque?

Divulgâcheur : les réponses ne vous aideront pas à vaincre votre dépression hivernale.

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Les années vingt, années folles

Cette décennie a déjà eu lieu, et la barre est haute.

Regardez votre calendrier : LES ANNÉES VINGT SONT LÀ, que ça vous plaise ou non. Et si l’expression «années vingt» sonne plutôt rétro que futuriste, c’est que la mémoire collective est encore chargée des traces de 1920.

Les Années folles – ou Roaring Twenties – n’ont pas volé leur titre. C’est la décennie de la prohibition, du triomphe de Charlie Chaplin, d’Albert Einstein et de Staline, de l’invention de l’hélicoptère, du code de la route et de La vache qui rit, de la découverte de l’insuline et de la pénicilline, de la naissance de Mickey Mouse, de Tintin, de l’URSS et de l’expression «design graphique». Respect.

C’est aussi une époque qui commence mieux qu’elle ne finit; mais ça, c’est une autre histoire.

Concentrons-nous sur la beauté. Et si les mots «Art déco» n’évoquent rien pour vous, ouvrez grand vos yeux et préparez-vous au coup de foudre!

Comme je suis un designer graphique, je vais mettre de côté l’architecture et la mode pour me concentrer sur le graphisme : il y a déjà de la matière! Ce qui me fascine, c’est que cet art volontairement moderne ne vieillit pas! Les créateurs de cette période ont inventé les codes d’une modernité absolue à base de géométrie, de pureté, d’équilibre et d’élégance.

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Les meilleurs (et pires) logos de 2019

Un beau petit palmarès illustré.

2019 restera dans nos mémoires comme l’année des nouveaux logos de Bureau en gros, Warner Bros, Reebok, la Ville de Paris, Yahoo!, Android, Toyota et Volkswagen. Les identités visuelles se multiplient, s’assouplissent et se diversifient pour former des systèmes complexes dont le logo n’est qu’un modeste élément.

Voici un palmarès subjectif et désordonné des meilleurs coups de l’année dans ce domaine. Et des pires, parce qu’on a bien le droit de se gâter!

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Les fauxgos font leur cinéma – partie 2

Suite et fin du panorama des logos qui n’existent que sur nos écrans.

Dans la première partie, nous avons appris un mot étrange (fauxgo) et passé en revue une foule de produits, de services et de marques fictives qui peuplent nos fictions sur petits et grands écrans.

Poursuivons notre exploration thématique des logos fictifs.

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Les fauxgos font leur cinéma – partie 1

Panorama illustré des logos qui n’existent que sur nos écrans.

Le premier épisode du duel entre Wile E Coyote et le Road Runner date de 1949, on peut donc affirmer que quatre générations de spectateurs ont grandi à l’ombre des produits (inventés de toutes pièces) ACME.

Malgré son catalogue impressionnant, ACME n’est que la pointe de l’iceberg : avec la multiplication des productions cinématographiques et télévisuelles, les marques fictives se multiplient comme des Gremlins sous la pluie. Il nous faudra au moins deux chapitres pour en faire le tour.

Visuellement gratifiants car conçus par des gens de talent, les logos fictifs – ou fauxgos, pour les Américains – peuvent illustrer une panoplie d’entités.

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